   
Réunion tripartite
sur l'évolution de l'emploi, du temps de travail et de la formation
dans les industries extractives
Genève 7-11 octobre 2002
Les industries extractives ont connu une augmentation généralisée de
la productivité ces dix dernières années. Les sites nouveaux et rénovés
sont de plus en plus capitalistiques et ont besoin de moins de travailleurs
qu'auparavant par unité de production, même si plusieurs équipes sont
nécessaires pour assurer un fonctionnement continu. L'emploi direct
a diminué dans d'importantes proportions.
Dans de nombreuses régions à tradition minière, la fermeture de mines
décidée dans le cadre de programmes de restructuration, a entraîné du
chômage. Il est donc important d'avoir les moyens de répondre aux besoins
des anciens mineurs tout en assurant la continuité et le remplacement
de la main d'œuvre restante.
Dans les industries extractives, la main d'œuvre est essentiellement
masculine, avec des travailleurs à plein temps qui sont de plus en plus
souvent des sous-traitants. Dans beaucoup de pays à tradition minière,
la moyenne d'âge des mineurs est nettement supérieure à celle de l'industrie
en général. Tous ces éléments ont des implications pour les différents
horaires de travail qui maximisent l'utilisation du matériel, et pour
la formation.
La formation est le lien entre l'emploi et la durée du travail. C'est
par ce moyen que l'on peut s'assurer que les nouveaux travailleurs sont
compétents et aussi productifs et en sécurité que possible, que les
travailleurs qui sont déjà en place sont au courant des changements
qui touchent à leur travail, et que les travailleurs qui se préparent
à quitter le secteur pourront rester actifs.
Etant donné la place que l'Afrique australe occupe dans le monde des
industries extractives et l'étendue de l'épidémie de VIH/SIDA dans la
région, il est important d'examiner la manière dont ces industries dans
leur totalité essaient de traiter ce problème qui affecte les travailleurs
et leurs familles, leurs entreprises et leurs collectivités.
En outre, à la lumière des débats sur la contribution des industries
extractives à un développement durable organisés dans le cadre du Sommet
mondial pour le développement durable, la réunion fournira une occasion
de réfléchir à la manière dont les partenaires sociaux et l'OIT peuvent
contribuer aux efforts à faire pour que les industries extractives puissent
continuer de fonctionner dans un contexte de développement durable tout
en procurant un travail décent à toutes les personnes concernées.
Environ
100 experts de plus de 40 pays, représentant les gouvernements, les employeurs
et les organisations de travailleurs, se sont réunis pour discuter de
tous ces problèmes. La réunion a adopté des conclusions
qui, entre autre, ont souligné le besoin de plus de recherche dans les
domaines du temps de travail et de la sécurité et la santé au travail.
La réunion a également adopté deux résolutions: la
première concerne l'amélioration et l'augmentation de la coopération
tripartite dans la promotion de la dimension sociale, économique et environnementale
du développement durable dans les industries extractives, en prenant en
compte le rapport du MMSD "Breaking
New Ground". La deuxième résolution recommande
que l'on s'attaque aux problèmes relatifs au secteur minier en général,
et les domaines qui sont affectés à travers ce secteur - l'environnement,
l'économie, la santé - ainsi que l'impact social et les bénéfices tirés
de, ou engendrés par les industries extractives. Le travail décent, la
santé et la sécurité sont des sujets qui doivent également être traités.
Le Bureau international du Travail avait préparé un rapport intitulé
L'évolution de l'emploi, du temps de travail
et de la formation dans les industries extractives (pdf format
,
613k) qui a servi de base aux travaux.
Le Rapport
sur les travaux de la réunion (pdf ,
281k) est maintenant disponible.
Pour
plus d'informations, veuillez vous addresser à:
M. Norman Jennings,
Département des activités sectorielles,
Bureau International du Travail,
Tel.: (41.22)799-7529,
Fax: (41.22) 799-7967,
E-mail: jennings@ilo.org
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